Le Grand Paris
Les questions de la performance énergétique du bâti et de la compacité / densité de la ville sont aujourd’hui au cœur des débats. Dans le cadre de la consultation pour le projet de Grand Paris, par exemple, le groupe Descartes autour d’Yves Lion a suggéré d’autoriser chaque propriétaire d’un pavillon à construire 100 m2 supplémentaire sur sa parcelle, à condition que cela intègre l’amélioration des performances énergétiques d’ensemble.
L’étude du bonus de droit à construire peut éclairer la proposition du groupe Descartes.Le bonus de COS appliqué dans certaine communes de la banlieue parisienne depuis parfois plus de trois ans, ne parviendra pas seul à transformer une rue selon le modèle présenté par le Groupe Descartes dans le cadre du Grand Paris. Néanmoins les possibilités de bonus de gabarit introduites par le Grenelle II peuvent participer à la transformation accélérée de la banlieue parisienne.

La proposition du Groupe Descartes pour le Grand Paris
Dans le cadre de la consultation pour le projet de Grand Paris, le groupe Descartes autour d’Yves Lion a proposé d’ «Autoriser chaque propriétaire d’un pavillon, à construire 100 m² supplémentaires sur sa parcelle. Ces 100 m² serviront pour réaliser un appartement indépendant à louer ou à vendre, à condition que cela intègre l’amélioration des performances énergétiques de l’ensemble… sous la responsabilité d’un architecte. ». Cette possibilité serait étendu « Pour les immeubles collectifs d’habitations » avec la « possibilité de rajouter un étage dans les mêmes conditions lorsque cela est structurellement envisageable. »
L’objectif du groupe Descartes est de faire baisser le prix du foncier « en proposant à l’urbanisation deux à trois fois plus de terrains que nécessaire. ». D’après le groupe, il y a d’énorme disponibilité foncière en Ile de France si la puissance publique adopte une politique ambitieuse pour desserrer les contraintes réglementaires à la construction, dont les limitations de SHON. Ainsi « d’énormes réserves foncières sont disponibles sur les toits de certains immeubles, en extension des pavillons, sur et autour des gares. »
A titre d’exemple, une opération a créée un nouveau logement. Il s’agit surélévation d’un garage pour créer un studio de 45m². Cette opération a effectivement été limitée par le calcul de la SHON et il a fallu transformer un étage en une mezzanine pour la déduire de la SHON finale et entrer dans le cadre réglementaire. Les services de l’urbanisme ont imposé une amélioration thermique de l’ensemble des bâtiments de la parcelle (maison initiale et nouveau logement sur garage) au niveau BBC. Cette opération est ainsi exemplaire de ce que décrit le groupe Descartes car elle permet de créer un logement performant sur le plan énergétique tout en améliorant la performance du bâti initial, sur une parcelle très contrainte (10m sur 35m) comme le montre le parcellaire ci-dessous.


Les illustrations du groupe Descartes montrent bien comment une zone pavillonnaire de banlieue peut se densifier tout en gagnant en qualité architecturale et environnementale. L’étude du bonus de COS montre que cet outil est très bien adapté au contexte urbain de la petite couronne parisienne. Or toutes les propositions faites autour du grand Paris insistent sur la densification de cette zone particulièrement, à la fois pour faire respirer Paris et pour contrer l’étalement urbain.
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